Archive de l’étiquette jeunes

Une journée « Quand le cyber pose question »

Cyber SécuritéLes écrans se sont immiscés dans notre quotidien … et plus encore chez les jeunes !

Smartphones, tablettes, jeux en ligne sont omniprésents dans le cadre des loisirs et des jeux, des relations amicales et sociales, ainsi que des relations affectives et sexuelles.

Vie privée, harcèlement, intimidation, indiscipline, conflits, cyberdépendance… les usages des écrans posent de nombreuses questions aux adultes, à la fois inquiets des dérives possibles et démunis pour installer une dynamique de prévention.

Le vendredi 22 novembre prochain, PIPSa organise avec le groupe Cyber*, coordonné par le CBPS et le FARES – une journée « Quand le cyber pose question », à Bruxelles, à destination des professionnels.

Ce temps de rencontre s’inscrit dans la continuité d’un sondage, réalisé en 2018, auprès d’acteurs scolaires et extra-scolaires bruxellois.

L’une des attentes identifiée est l’obtention d’outils de prévention. Ceux-ci, en tant que supports de parole, seront mis à l’honneur par leurs concepteurs.
Vous aurez l’occasion d’en découvrir/expérimenter plusieurs, grâce à la présence de nombreux partenaires.

Une participation de 10€ vous est demandée à titre d’inscription et pour le lunch. En savoir plus? C’est par ici!

Une fois inscrit.e, nous reviendrons vers vous afin de vous communiquer les informations définitives ainsi que les modalités d’inscriptions aux ateliers d’expérimentation d’outils.

Les places étant limitées, ne tardez pas !

Au plaisir de vous y rencontrer et d’échanger avec vous.

L’équipe organisatrice: le groupe Cyber* et PIPSa

Préprogramme

8.45:  Accueil/inscriptions/découverte des stands proposés par la cellule de veille de prévention du décrochage scolaire de Saint-Gilles

9.15:   Accueil (PIPSa)

9.30:  Présentation de l’outil “Wooclap” et interpellation du public (Maîtres de cérémonie CBPS et FARES)

9.40:  Les usages numériques à l’adolescence – Regards croisés. Ce qu’en disent les professionnels et les enquêtes auprès des jeunes; suivi de quelques recommandations dans une approche de promotion de la santé.
Intervenants : CBPS -Eurotox – Projet jeunes et assuétudes du Service de Prévention de la Commune d’Anderlecht

10.40:  Pause (visite des stands) et répartition en 6 ateliers

11.00:  1er atelier d’expérimentation (6 présentations d’outils)

12.00:  Walking diner (visite des stands)

13.30:  2ème atelier d’expérimentation (6 présentations d’outils)

14.30:  Visite libre des stands et des ateliers

15.00:  Synthèse et perspectives (Maîtres de cérémonie)16.00:  Fin des travaux

*le groupe CYBER : Le CBPS, le FARES, Infor Drogues, Eurotox, le Pélican, Prospective Jeunesse, Question Santé, la chargée de projet Jeunes et Assuétudes du service de Prévention d’Anderlecht et les services communaux de Prévention du décrochage scolaire d’Anderlecht, de Saint-Gilles, de Schaerbeek et de Uccle.

ParInfor-Drogues

Nouvelle version de notre brochure « Comment résister à l’influence du groupe ? »

GroupeLe monde évolue et notre pratique avec. À Infor-Drogues nous avons à cœur d’apprendre de chacune de nos interventions auprès du public, ainsi que d’adapter les outils que nous proposons au fil de ces rencontres. Nous vous présentons donc la dernière mise à jour de notre brochure traitant de l’influence de groupe et de la façon d’y faire face. Un document sur lequel les professionnels de l’éducation peuvent se baser pour discuter et mettre en pratique avec les jeunes, entre autres via le jeu de la cacahuète, la façon dont la pression de groupe peut pousser un individu à adopter certains comportements, notamment en matière de tabac, d’alcool et de drogues.

Télécharger la brochure

ParInfor-Drogues

Les opérations « anti-drogues » dans les écoles : Inefficaces en prévention, angoissantes pour les élèves et anti-pédagogiques !

Communiqué de presse du groupe Concertation Réflexion Ecoles-Police Bruxelles – CREPB, le 8 mai 2019

Les écoles sont-elles des plaques tournantes du trafic de drogues et les élèves de dangereux dealers ? A un point tel que les règlements, les autorités scolaires et les processus pédagogiques ne puissent rien y faire ? On pourrait le croire en se basant sur l’augmentation importante du nombre d’interventions policières anti-drogues dans les écoles[1] : de 64 en 2007 à près de 750 en 2017 !

Le 29 avril dernier, dans l’entité de La Louvière, un bus en route pour un voyage scolaire a fait l’objet d’une « opération coup de poing » organisée par la police. Après avoir été escorté jusque dans un hangar le bus et ses occupants ont été fouillés dans le but de découvrir la présence de stupéfiants. L’opération s’est soldée par un échec, aucune drogue n’a été saisie[2]. Comme pour les nombreuses autres opérations de cette ampleur, la taille du dispositif policier déployé impressionne. La méthode, ses effets, ses résultats posent questions en termes d’efficacité, de proportionnalité et d’impact sur les projets pédagogiques des écoles. Quand la police saisit de la drogue, il s’agit souvent de quelques grammes de cannabis[3]. A titre d’exemple une autre opération policière menée à Frameries et à Hornu a mobilisé 29 policiers, 4 chiens pour 6h30 d’opérations. 872 navetteurs de 24 bus du TEC ont été passés au flair des chiens renifleurs. Bilan : 13,15 gr de marijuana, 1,48 gr de résine et 0,4 gr d’ecstasy[4] ont été découverts.

L’usage de drogues dans notre société contemporaine est une réalité qui mérite la plus grande des attentions. Mais, au regard des quantités de drogues saisies, très faibles voire inexistantes, il apparaît clairement que les écoles ne sont pas confrontées à des consommations massives, ni à des trafics de grande ampleur. Des enquêtes de prévalence de la consommation menées en milieu scolaire et dans la population générale confirme cette réalité en mettant en évidence une stagnation, voire une diminution des usages de drogue(s) parmi les jeunes scolarisés[5]. Ce constat semble davantage justifier une approche préventive, telle prônée par la CREPB, plutôt que répressive pour appréhender la consommation de drogues.

Pour les associations spécialisées en prévention, comme Infor-Drogues, « il est plus que temps d’arrêter de croire que faire peur est préventif » soutient Antoine Boucher, responsable de la communication de l’association. Il poursuit : « en fait, c’est inefficace et même parfois incitateur. Si la peur fonctionnait, il n’y aurait aucun fumeur grâce au message fumer tue. Donc la prévention, est un peu plus complexe. » Pour d’autres intervenants comme la Ligue des Droits humains, le service Droit des Jeunes, la Liaison Antiprohibitionniste ou le Délégué général aux droits de l’enfant, les fouilles « préventives » dans les écoles sont totalement illégales[6]. « La police ne peut fouiller une personne que sur base d’indices préalables à cette fouille. A fortiori un mineur. Or, ces fouilles sont bien souvent arbitraires car aléatoires en vertu de rumeurs ou d’accords préalables entre l’école et la zone de police. Cette illégalité doit cesser ! » affirme Sarah Fautré, la permanente de l’ASBL Liaison Antiprohibitionniste qui reçoit fréquemment des appels de parents.

Les opérations policières entraînent encore d’autres conséquences négatives sur les élèves et les équipes pédagogiques. Les élèves pourraient connaître des formes de traumatismes amplifiées car les pratiques policières s’exercent de manière arbitraires et dans un lieu dont la mission est la protection de l’enfant. La relation de confiance entre l’établissement scolaire et ses élèves risque d’être fortement détériorée, parfois pour de longues années. Quant aux équipes pédagogiques (enseignants et éducateurs), elles se divisent fréquemment sur cette question entre ceux qui y voient une démission fondamentale de leur rôle éducatif, et ceux qui pensent y recevoir un renforcement de leur autorité auprès des élèves. Antoine Boucher : « Infor-Drogues est souvent appelé dans des écoles qui ont vécu une ou plusieurs opérations policières parfois même plusieurs années auparavant. Les divisions et incompréhensions sont souvent encore bien présentes ».

Afin d’aider concrètement les écoles face à cette question difficile, les associations actives au sein de la Concertation Réflexion École – Police Bruxelles (CREPB[7]) ont proposé un projet de circulaire à la Ministre de l’Enseignement obligatoire. Il s’agissait de clarifier les rôles de chacun afin que l’école conserve ses fonctions d’éducation et de prévention, de manière clairement distincte des fonctions de contrôle et de répression, du ressort de la police. Mais aussi de préciser ce qu’est la prévention des assuétudes, comment l’intégrer dans le R.O.I. et comment la sanction éducative peut avoir du sens. Les associations regrettent que la Ministre n’ait pas donné suite à ce travail.  « A nos yeux l’augmentation des interventions policières est d’abord le signe d’un désarroi croissant au sein des écoles.  Il est donc primordial de renforcer le volet éducatif pour y faire face, plutôt que le volet répressif qui n’a jamais donné beaucoup de résultats auprès des jeunes.  » résume Begonia Montilla du Centre Bruxellois de Promotion de la Santé (CBPS).

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Contact pour la CREPB : Antoine Boucher, Infor-Drogues, 02 227 52 65 – 0493 17 96 36.

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[1] Par exemple : « La drogue très présente dans les écoles en Belgique : la police a dû intervenir près de 750 fois en 2017, soit 4 fois par jour », Sudinfo.be, le 26/09/2018. A titre de comparaison, le ministre de l’Intérieur recensait 157 opérations de ce type en 2012 contre 64 en 2007 (cité dans « opérations anti-drogues à l’école », Le soir, 16 mars 2013).

[2] Comme le relate la page Facebook de la police de La Louvière.

[3] En 2013, le Ministre de l’Intérieur avait mentionné une moyenne de 2,3 gr de substance illégale par opération.

[4] Cité par « Des policiers dans les écoles pour lutter contre la drogue » Sudinfo.be le 25/03/2019.

[5] Voir à cet égard le rapport 2017 de l’asbl Eurotox.

[6] Cfr la brochure « Les fouilles anti-drogues dans les écoles, il est urgent d’arrêter » édité par la Ligue des Droits Humains et Infor-Drogues.

[7]Ligue des Droits Humains, Infor-Drogues, Délégué général aux droits de l’enfant,  FARES, Liaison antiprohibitionniste, Centre Bruxellois de Promotion de la Santé, Transit ASBL ,Prospective Jeunesse, Service Droit des Jeunes .

 

ParInfor-Drogues

Du nouveau pour le groupe “Jeunes, alcool & société”

Le groupement d’associations “Jeunes, alcool & sociétéboutons alcool” propose désormais deux nouvelles options sur son site internet, sous la forme de boutons à droite de l’écran.

  • Le premier bouton permet de signaler au groupe une publicité ou une pratique commerciale liée à l’alcool qui semble poser problème. Il faut pour cela décliner son identité, puis expliquer sur quoi porte la publicité, où et quand elle a été vue et en quoi elle paraît choquante. Le rassemblement de ces informations permettra au groupement d’appuyer ses réclamations concernant la réglementation de la publicité et du marketing des boissons alcoolisées.
  • Le second bouton permet à des associations, groupements et fédérations de montrer leur soutien à une ou plusieurs des huit revendications fondatrices du groupe. Leur signature apparaît ensuite lorsque les réflexions correspondantes sont abordées par « Jeunes, alcool & société ».

Jeunes, alcool & société  a été créé en 2003 rassemble plusieurs associations – dont Infor-Drogues – actives dans le secteur de la jeunesse, de l’éducation, de la santé et des assuétudes. Le groupement promeut une consommation d’alcool responsable et prudente. Toujours très accepté et même encouragé dans notre société, l’alcool reste un sujet difficile à aborder alors que sa consommation peut comporter des risques.  Comme son nom l’indique, « Jeunes, alcool & société » veille particulièrement à rendre la relation entre les jeunes et l’alcool la plus saine possible. Il ne s’agit donc pas d’interdire mais bien d’éduquer et d’informer de manière adéquate les jeunes et leur entourage à la consommation d’alcool.

L’action du Groupe est fortement axée sur trois points [1] :

  • La publicité, qui se montre toujours aussi agressive et dont les limites se basent sur une convention privée largement insuffisante. Les boissons alcoolisées restent ainsi le seul psychotrope pour lequel il est autorisé de faire de la publicité. Une pratique que le groupe voudrait voir interdire par les autorités publiques.
  • La législation, trop méconnue et peu claire pour les consommateurs mais aussi pour les commerçants, qui ont du mal à la mettre en pratique. « Jeunes, alcool & société » propose donc de simplifier la lecture de la loi en associant aux limites d’âge des limites de degrés d’alcool permis, ainsi qu’en autorisant aux parents à servir de l’alcool à leurs enfants (ce qui est jusque maintenant interdit) dans le but de leur donner un rôle dans l’éducation des jeunes par rapport à leur consommation.
  • La prévention, qui ne dispose que d’une toute petite partie du budget « drogues » en Belgique, avec seulement 1,24 % des 975 millions d’euros mis à disposition par l’État en 2011. Elle est pourtant essentielle à la bonne compréhension de la législation.

Outre les deux nouveaux boutons, le site comporte de nombreux outils – textes ou vidéos  – pour aider à parler et réfléchir avec les jeunes à propos de l’alcool. On y trouve également des informations complètes sur la consommation d’alcool, la législation qui l’encadre, sa publicité et son marketing. Enfin, il est possible de consulter une longue liste de questions fréquemment posées et de lire les réponses qui leur sont apportées. Si vous souhaitez plus d’informations ou ne trouvez pas la réponse à vos propres interrogations, les pages de contact et de liens utiles vous donnent les coordonnées vous permettant de joindre certaines associations du groupe dont vous pouvez avoir besoin.

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[1]  Un vrai Plan d’action national alcool (PANA) sinon rien. Jeunes, alcool & société

ParInfor-Drogues

Zéro alcool pour les jeunes conducteurs : une mesure discriminatoire ?

Boire et conduireInfor-Drogues, ainsi que les autres associations du groupe Jeunes, Alcool & Société sont inquiets du risque de discrimination envers les jeunes contenu dans le projet de la Ministre de la mobilité, Jacqueline Galant, qui consiste à faire baisser le taux d’alcool permis pour les conducteurs novices de 0,5 à 0,2 g/litre de sang.

Ce projet se base sur une étude réalisée par l’IBSR intitulée “Abaissement du taux d’alcool autorisé pour les conducteurs novices et les conducteurs de grands véhicules : 0,2‰.”

Deux aspects retiennent notre attention quant à une possible discrimination envers les jeunes.

Les autorités, avant de prendre une mesure aussi discriminatoire que celle envisagée, ont-elles mis en œuvre tout ce qui est en leur pouvoir pour ne pas discriminer une catégorie de la population ? A cet égard, l’étude affirme que la cause principale de la surreprésentation des jeunes conducteurs dans les accidents est l’inexpérience. Il semble donc logique que les premières mesures à prendre par les autorités publiques se doivent de renforcer l’expérience du jeune conducteur y compris durant la nuit puisque les chiffres tendent à démontrer une vulnérabilité plus importante à ce moment-là. Ainsi, une enquête de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), menée conjointement avec la Conférence Européenne des Ministres des Transports, va également dans ce sens, affirmant qu’une solide expérience de la route et une longue pratique de la conduite accompagnée sont des facteurs incontestables de réduction des risques. S’il est recommandé de consacrer au moins 50 heures à la conduite accompagnée avant l’obtention du permis, en Suède par exemple, l’expérience a montré qu’en augmentant cette durée à 120 heures (entre 5000 et 7000 kilomètres), on peut réduire d’environ 40 % le nombre d’accidents enregistrés dans les deux années suivant l’obtention du permis. Ensuite, les institutions membres du groupe “Jeunes, Alcool & Société” déplorent la façon de gérer le risque “alcool et conduite”. Si l’étude de l’IBSR démontre l’existence de ce risque, à aucun moment l’IBSR ne tente de le réduire par des mesures non-discriminantes. Deux types de mesures nous viennent spontanément à l’esprit: des mesures éducatives pour mieux gérer les consommations d’alcool d’une part, des mesures pour diminuer l’incitation à la consommation et pour diminuer ce que l’étude de l’IBSR appelle “la prise de risque et la recherche de sensations” liées à l’alcool. A cet égard, « Jeunes, Alcool & Société » rappelle aux autorités que les jeunes font l’objet d’un matraquage publicitaire constant de la part des producteurs d’alcool et que toute politique un tant soit peu cohérente passe par l’arrêt de cette propagande incitatrice.

D’autre part, il nous semble que l’application d’un taux de 0,2 pour les jeunes conducteurs risque de se traduire sur le terrain par des contrôles de police “au faciès”. En effet, à 0,2 g d’alcool, l’imprégnation alcoolique n’influence pas les comportements habituels mais les raisonnements complexes liés à l’évaluation du risque d’accident. Dès lors, la police ne pourra plus se baser sur les signes habituels de consommation d’alcool (conduite en zigzag, élocution hasardeuse, odeur d’alcool…) qui présidaient au choix des conducteurs à contrôler.

ParInfor-Drogues