Archive de l’étiquette jeunes

Interdire tout alcool jusqu’à 18 ans : et si on avait une meilleure idée ?

Jeune et alcoolD’après VTM le gouvernement Di Rupo songe à interdire toute vente d’alcool aux jeunes de moins de 18 ans. Aujourd’hui, l’interdiction de vente d’alcool aux jeunes existe avant 16 ans pour l’alcool fermenté : bière, vin, cidre, etc. et avant 18 ans pour l’alcool distillé : rhum, genièvre, vodka, gin, etc.. Cette loi n’est en vigueur que depuis 2010, a-t-elle eu le temps d’être correctement évaluée ?

Une autre proposition de modification de la loi serait de fixer un pourcentage d’alcool interdit de vente avant 18 ans. Cette seconde proposition nous semble plus cohérente que la loi actuelle qui autorise la vente de bières très fortes mais interdit la vente d’alcopops à 5° d’alcool avant 18 ans. Alors que c’est le pourcentage d’alcool qui définit le risque et non le caractère fermenté ou distillé.

Réfléchissons également à une interdiction totale de vente dans un univers ou la publicité et l’incitation à boire de l’alcool sont omniprésentes, surtout en direction des jeunes. Les publicitaires n’hésitent d’ailleurs jamais à jouer sur le coté « réservé aux adultes » de leurs produits. Dans ce contexte, l’interdit de vente ne risque-t-il pas d’amener les jeunes à des consommations d’alcool clandestines ?

Selon Infor-Drogues, si le gouvernement Di Rupo veut renforcer l’action publique à propos de la consommation d’alcool des jeunes, il doit d’abord mettre les jeunes à l’abri des incitations à la consommation. La publicité est un des premiers facteurs d’incitation, des études le prouvent pour le tabac (par exemple ici ou ici). En quoi l’alcool ferait-il exception ? Interdire la publicité alcool seulement vers les jeunes n’est pas réaliste car ils regardent la TV et les affiches comme tout le monde. C’est toute publicité pour l’alcool qui doit être interdite !

ParInfor-Drogues

L’addiction aux jeux vidéo vue par une classe de sixième primaire

A l’occasion de la mise en œuvre du projet “J’arrête quand je veux !”, les élèves de la sixième primaire de l’école de Xhovémont ont imaginé l’histoire d’une addiction aux jeux vidéo. Par après, ils ont rencontré l’auteur Nicolas Ancion, Infor-Drogues et la Ministre de l’Egalité des Chances, pour un passionnant échange à propos des dépendances… “Ma classe fait sa télé” était sur place.

Débat avec les enfants


Le débat

Le film


Le film

 

Pour davantage d’informations, nous vous renvoyons vers le site “J’arrête quand je veux!” ainsi que sur la page Facebook qui lui est dédiée, ou encore vers notre brochure à destination des enseignants : “Comment aborder les jeux vidéo en classe ?”

ParInfor-Drogues

Un projet pour parler des addictions en primaire

Classe Xhovémont

Les jeux vidéo, c’est passionnant ! Pour les élèves de 10-12 ans, il s’agit même d’une de leur principale passion, au point qu’il n’est pas toujours facile de s’arrêter de jouer.  C’est pourquoi Infor-Drogues a centré son outil de prévention et de réflexion à destination des élèves de fin de primaire, “J’arrête quand je veux !”, sur le jeu vidéo.

L’idée est d’ainsi aborder des questions comme la difficulté de gérer un produit, voire la dépendance, à partir de situations et de comportements vécus par les élèves.

Nous sommes persuadés que ce type de réflexion sera utile ultérieurement vis-à-vis d‘autres comportements (le « chat » sur Internet, les SMS, etc.) ou l’abus de produits tels que l’alcool, le tabac ou le cannabis.

A Liège, une classe de 6ième primaire est partie du roman de Nicolas Ancion pour réinventer une autre histoire. Voir à ce sujet le Reportage d’RTC (07/11/2012) ainsi que l’article “À l’attaque de la cyber-dépendance” (Le Soir, 07/11/2012)

Pour davantage d’informations, nous vous renvoyons vers le site “J’arrête quand je veux!” ainsi que sur la page Facebook qui lui est dédiée, ou encore vers notre brochure à destination des enseignants : “Comment aborder les jeux vidéo en classe ?”.

ParInfor-Drogues

Les assuétudes des jeunes, émission RTL +

Infor-Drogues et un psychiatre de Saint-Luc étaient invités à répondre aux questions des téléspectateurs à l’émission RTL + de ce 26 septembre 2012.

Si vous n’apercevez pas d’encadrement vidéo ci-dessus, il est probable que votre navigateur empêche son affichage (si vous avez installé l’extension Adblock sous Firefox par exemple).
Nous vous invitons dans ce cas à visionner la vidéo via ce lien.
ParInfor-Drogues

Interdire la bière jusqu’à 18 ans. Est-ce une bonne idée ?

Le rapport européen de l’OMS consacré à la réduction de l’usage nocif d’alcool pour les années 2012 – 2020 propose une série d’actions aux Etats. Parmi elles, l’interdiction de vendre tout alcool avant 18 ans [1].
Qu’en penser ?

Le même rapport de l’OMS reconnaît pourtant que l’application de ce type de législation est le « maillon faible » des politiques « anti-alcool ». En effet, le nombre de points de vente à contrôler est énorme et les commerçants sont en général peu enclins à ne pas vendre aux jeunes [2].

Quant aux consommations des jeunes, elles sont plutôt stables pour les jeunes de 13 à 17 ans et même en recul pour les plus jeunes (enfants de 5ème et 6ème primaire) [3].

Un récent coup de gueule des associations du groupe « Jeunes, Alcool & Société » dénonce les slogans prétendant réserver la bière aux adultes. Ainsi, un interdit aux moins de 18 ans ne serait peut-être pas un handicap commercial. La bière gagnerait en image de produit pour les « vrais hommes », ayant de la « maturité » et de « l’expérience de vie ». La campagne dénoncée par « Jeunes, Alcool & Société », visible en ce début juin dans nos rues, interdit elle-même sa bière aux « moins de 35 ans ».

Interdit aux moins de 35 ans


En cas d’interdiction aux moins de 18 ans, la publicité pourra encore plus facilement jouer sur le registre du « produit fort » pour « les hommes forts ».

A cet égard, rappelons le paradoxe dans lequel se trouvent les jeunes vis-à-vis des alcopops ou de l’alcool distillé : une interdiction d’achat alors qu’ils sont les cibles de campagnes marketing effrénées. Infor-Drogues rappelle sa proposition, partagée par le groupe « Jeunes, Alcool & Société », d’interdire, non pas l’alcool, mais bien la publicité pour l’alcool. Par ailleurs, le rapport de l’OMS suggère que chaque commerce vendant de l’alcool soit soumis à une licence spécifique qui pourrait être révoquée en cas d’infraction. L’OMS observe aussi que les pays disposant d’un monopole d’Etat ont « un nombre plus limité de points de vente et des heures d’ouverture moins étendues que dans les pays où cette activité ressort du secteur privé ».


[1] La Belgique autorise la vente d’alcool fermenté (bière et vin) à partir de 16 ans. La vente d’alcool distillé n’est pas autorisée avant 18 ans.
[2] Quant aux motivations des commerçants, nous renvoyons à notre document « L’alcool et les jeunes : nouvelles règles, quelle efficacité ? »
[3] FAVRESSE D., (2011), Les usages d’alcool à l’adolescence, in Promouvoir la santé à l’école, 35 :3-4, septembre 2011.

ParInfor-Drogues