Conseils de réduction des risques – Cocaïne et Crack

15 conseils de réduction des risques

  1. Les personnes qui ont une maladie cardiaque, qui sont hypertendues, irritables et sujettes aux crises d’épilepsie et aux crises d’hyperventilation devraient s’abstenir de prendre de la cocaïne.
  2. De manière générale, mieux vaut éviter les mélanges. Si vous mélangez des produits, soyez attentifs aux réactions qui se déclenchent chez vous.
  3. Testez toujours le produit à petite dose.
  4. Il est important d’être entouré de personnes de confiance, dans un cadre agréable et de vous sentir bien si vous désirez consommer.
  5. Un usage occasionnel et modéré de cocaïne en sniff limite les risques de forte dépendance.
  6. La cocaïne stimule parfois le désir sexuel et peut diminuer la vigilance : pensez à vous munir d’un préservatif.
  7. Ne consommez pas de cocaïne pendant la grossesse. Il existe un risque élevé d’accouchement prématuré, de retards de croissance et de malformations. Evitez également de consommer en cas d’allaitement (la cocaïne passe dans le lait maternel).
  8. Une consommation quotidienne peut entraîner des pertes importantes de poids et des insomnies. Essayez de vous reposer et de vous nourrir quotidiennement.
  9. Il est déconseillé de prendre le volant après avoir consommé. Cela peut entraîner une conduite agressive et inadaptée. En cas de mélange avec de l’alcool, le risque d’ivresse soudaine s’y ajoute.
  10. Un abus de cocaïne peut entraîner un effondrement nécessitant du repos pendant quelques semaines et éventuellement un accompagnement médico-psychologique.
  11. Sniffer la cocaïne peut endommager la cloison nasale. Il est donc utile de rincer les fosses nasales avec du sérum physiologique ou de l’eau en fin de consommation.
  12. Mieux vaut ne pas partager vos pailles, billets et sniffeurs afin d’éviter tout risque de contagion des hépatites.
  13. En cas d’injection, ne partagez pas l’ensemble de votre matériel (seringue, cuillère, coton, filtre,eau, …) afin d’éviter les risques de transmission du sida et des hépatites.
  14. En cas d’injection, veillez à utiliser de l’eau distillée pour diluer votre cocaïne.
  15. Si vous consommez en sortie n’oubliez pas de boire régulièrement et en petite quantité de l’eau

Risques particuliers suivant les modes de consommation

En sniff :

  • risque d’infection de la paroi nasale, de sinusite chronique, de saignements du nez, voire à la langue, de perforation de la cloison nasale et perte d’odorat.
  • risque faible d’attraper une hépatite B ou C et peut-être le sida par le partage des pailles, billets ou “sniffeurs”.

En fumant (crack ou free base) :

  • l’usage régulier provoque des complications pulmonaires: toux, bronchite, hémorragie pulmonaire, laryngite chronique, difficultés importantes à respirer.
  • brûlures aux lèvres, à la langue et aux gencives dues à la fumée brûlante.

En injection intraveineuse :

  • L’injection de cocaïne est hautement risquée car le besoin compulsif pour certains d’en reprendre fait souvent oublier les mesures d’hygiène importantes.
  • abcès causé par le manque d’hygiène.
  • risque de transmission du sida et des hépatites par le partage des aiguilles, cotons, filtres, cuillères et de l’eau.
  • la cocaïne abîme le système veineux, d’où risque de phlébite nécrosante (inflammation de la veine pouvant entraîner une destruction de celle-ci). L’effet anesthésique de la cocaïne (l’usager ne sent rien lorsqu’il injecte à côté de la veine) et la fréquence des injections peuvent renforcer cette détérioration.

 Pour ceux qui consomment de la freebase ou crack :

  • Utilisez de préférence du bicarbonate de soude, moins nocif que l’ammoniaque.
  • Si vous utilisez de l’ammoniaque, rincer le caillou à l’eau avant de le réchauffer pour faire évaporer l’ammoniaque.
  • Si vous fumez, préférez la feuille d’alu ou la pipe à eau à toute autre forme d’inhalation (verre, cannette, …) afin de ne pas vous brûler.

Risques dus aux mélanges

En dehors du mélange cocaïne-cannabis, les mélanges comportent toujours des risques accrus.

cocaïne + alcool:
Très souvent utilisé pour éviter les effets secondaires de la cocaïne et de la “descente”, ce mélange augmente la déshydratation et élimine la sensation d’ivresse produite par l’alcool. Se sentant moins ivre, l’usager aura tendance à boire davantage. Combinaison qui, si elle est excessive, peut être très toxique car elle augmente les risques d’overdose, d’infarctus (crise cardiaque) et de problèmes hépatiques (du foie).

cocaïne + héroïne:
Le « speed ball » est la prise simultanée de ces deux produits: il provoque une sensation intense d’euphorie suivie d’une période de bien-être mais peut entraîner une augmentation des doses.
Certains usagers prennent de l’héroïne pour adoucir les sensations pénibles liées à la descente de cocaïne (déprime, anxiété, irritabilité, …). Cette pratique augmente le risque de devenir également dépendant d’héroïne.

cocaïne + benzo (Valium, Temesta, Rohypnol…)
Certains usagers prennent des tranquilisants pour atténuer les effets de la descente de cocaïne. L’atténuation réciproque de leurs effets, entraîne le risque de prendre trop de cocaïne et de benzos en même temps.

cocaïne + amphétamines et/ou XTC
Cette combinaison accentue les effets de stimulation du système nerveux central. De ce fait, les dangers propres à la cocaïne, aux amphés et à l’extasy s’additionnent cumulant ainsi les risques de surchauffe, déshydratation, problèmes cardiaques). D’ou l’importance de boire de l’eau régulièrement et en petite quantité.

cocaïne + cannabis
Cette combinaison est moins dangereuse que les mélanges précédents.
Le haschisch est souvent pris en descente de cocaïne pour ses effets apaisants qui atténuent les effets négatifs de la cocaïne (irritabilité, angoisse, anxiété).

Chez certaines personnes, il peut y avoir un cumul d’effets indésirables tels que crise d’angoisse, panique (sensations schizo-paranoïdes).

Vous pouvez également consulter notre brochure de réduction des risques dédiée à la cocaïne

 

Avertissement

 [ Vous tentez d’accéder à des conseils de réduction des risques ]


Savez-vous où vous mettez les pieds ?

Les conseils de réduction des risques s’adressent spécifiquement à un public d’usagers de drogues, qu’il s’agisse d’usagers “avérés”, polytoxicomanes, ou de consommateurs réguliers ou occasionnels.

Ils peuvent également être donnés à des proches de consommateurs (parents, amis, …) pour autant que ces personnes soient au clair quant à la démarche de réduction des risques.

En outre, ces conseils s’adressent indirectement aux professionnels de la santé et du social ayant des contacts avec des usagers de drogues.