Archive annuelle 2020

Infor-Drogues ASBL recherche un·e formateur·trice

Offre d'emploiOffre d’emploi : formateur/trice à Infor-Drogues ASBL

Description de l’institution :

Infor-Drogues (www.infordrogues.be) est une institution offrant un appui aux personnes et aux collectivités touchées par la problématique des drogues. Son service de Promotion de la Santé reçoit les demandes des professionnels de divers secteurs à propos de la prévention des assuétudes et de l’accompagnement des consommateurs. Les différents secteurs concernés sont multiples : éducation, entreprises privées, aide et protection de la jeunesse, secteur hospitalier, action sociale, secteur public, société civile, etc. Son siège et ses bureaux sont situés à Bruxelles.

 

Missions et tâches :

  • Accompagner des professionnels ou des membres de collectifs non professionnels dans le cadre de la problématique des consommations au sein de leur public ;
  • construire et assurer des activités de formation (sensibilisation, information, accompagnement d’équipes ou de projets, conférences, etc.) auprès de professionnels des différents secteurs, à Bruxelles et en Wallonie ;
  • possibilité de participer et de représenter Infor-Drogues dans des projets menés en partenariat avec d’autres organisations ou dans des groupes de travail intrasectoriels ;
  • participer à la rédaction de rapports d’activités ou autres outils et textes à usage interne ou externe ;
  • suivre l’évolution des études et analyses sur la problématique drogues dans les divers champs de la connaissance estimés pertinents.

 

Profil recherché, compétences, formations, expérience :

  • Diplôme universitaire (bachelier, master ou PhD sans préférence) dans une discipline pertinente (sciences sociales, psychologiques ou politiques, communication, éducation, sciences humaines, etc. sans préférence) ;
  • intérêt pour la formation d’adultes, l’éducation permanente et la promotion de la santé ;
  • capacité à travailler en équipe, mais aussi de manière autonome ;
  • aisance en ce qui touche la prise de parole en français et capacités rédactionnelles ;
  • témoigner d’une expérience en formation d’adultes est un atout ;
  • être détenteur/trice du permis de conduire « B » et disposer d’un véhicule sont des atouts (mais pas une obligation, en raison des déplacements fréquents pour donner des formations sur l’ensemble du territoire de la Belgique francophone).

 

Temps de travail et rémunération :

  • le temps de travail prévu est l’équivalent d’un 4/5ème temps, soit 30 heures 24/semaine ;
  • le niveau de rémunération est déterminé selon les barèmes de la Commission Paritaire 332.00.20.

 

Comment postuler : envoyez votre Curriculum Vitæ et votre lettre de motivation à dominique.avelange@infordrogues.be avant le 30 avril 2020.

 

Entrée en fonction : le 1er juillet 2020.

ParInfor-Drogues

Tournée Minérale : le break avec l’alcool toujours aussi populaire

Comverre d'eaume chaque mois de février depuis 2017, plusieurs dizaines de milliers de Belges se préparent à passer un mois sans boire une goutte d’alcool. Mis en place par la Fondation Contre le Cancer, ce grand défi commun sera cette année légèrement plus long : année bissextile oblige, le mois de février comporte cette fois 29 jours. Un jour de repos de plus pour le foie des participants qui tiendront jusqu’au bout.

Car le but de la Tournée Minérale, c’est bien de constater les effets positifs qui peuvent découler d’une pause dans la consommation d’alcool. Et les résultats semblent satisfaisant. Année après année, 90% des participants[1] déclare ressentir au moins un des effets attendus à la fin de l’expérience : meilleur sommeil, plus belle peau, regain d’énergie, économies d’argent et bien d’autres font partie des bénéfices observables au bout de seulement quelques jours sans alcool.

Un évènement connu bien au-delà de ceux qui y prennent part, puisque selon une étude menée par les organisateurs[2], pas moins de 94% des Belges connait la Tournée Minérale. Après 4 ans, la petite sœur du « Dry January » (le mois de janvier sans alcool pour se remettre des fêtes, lancé il y a dix ans outre-manche) semble avoir trouvé son public chez nous. Ainsi, bien que le nombre de participants officiellement inscrit sur le site diminue d’année en année, la Fondation Contre le Cancer estime que près d’un Belge sur cinq participerait à la tournée minérale[3].

Un chiffre qui paraît presque étonnant, tant le défi déchaine les passions, opposant souvent les adeptes et les détracteurs. Gardons en effet à l’esprit que l’alcool est notre drogue sociale culturelle et que nombreux sont ceux qui ne sont pas prêts à renoncer au verre de rouge du soir ou à la bière d’après le match, et ce même pour un mois… Et ce sans qu’il y ait forcément un problème !

De l’avis d’Infor-Drogues, plus que l’alcool en lui-même, le principal intérêt de la démarche serait de pouvoir distinguer les motivations qui se cachent derrière la consommation des participants. Un travail pas toujours évident et qui semble être mis de côté dans ce genre de défi. Il faut par ailleurs rester attentif à ce que les quelques verres auxquels ceux qui se lancent dans la Tournée Minérale renoncent ne soient pas remplacés par d’autres mauvaises habitudes, comme plus de tabac ou de grignotage. En effet, pendant la période d’abstinence, certains besoins conscients ou inconscients peuvent ne plus être comblés par la consommation d’alcool. La motivation est pourtant toujours là et peut donc appeler à être comblée par d’autres comportements.

Comme toujours, tout cela dépend bien sûr de nombreux facteurs directement attachés à la personne, à son histoire, son environnement ou le contexte dans lequel elle se trouve. Il n’est d’ailleurs pas conseillé aux personnes rencontrant des difficultés avec leur consommation d’alcool de se lancer dans la Tournée Minérale, mais plutôt de se tourner vers des institutions spécialisées, qu’il s’agisse d’Infor-Drogues ou d’une autre. Quoi qu’il en soit, cette initiative reste importante de par le large dialogue qu’elle enclenche autour de l’alcool et de ses effets, et que nous puissions tous, ne serait-ce que pendant quelques jours, nous interroger sur notre relation avec ce produit et de la place qu’il a dans notre vie et dans notre société. Et d’offrir à notre foie quelques jours de vacances bien mérités.

[1] À propos de Tournée Minérale / Janvier 2020.

[2] Tournée minérale, les Belges sont toujours partants? / Kristin Myshkin, Le Soir,  janvier 2020.

[3] Tournée Minérale, édition 2020 / Janvier 2020.

 

ParInfor-Drogues

Appel à soutien pour une régulation non-marchande du cannabis

Pourquoi définir un cadre légal pour les Cannabis Social Clubs ?

Communiqué de presse #STOP1921

Bruxelles, 28 janvier 2020 | Face aux enjeux en matière de santé publique et de justice sociale, les acteurs de la société civile se mobilisent dans tout le pays pour remettre en question la politique de prohibition du cannabis. Les mouvements #STOP1921 et SMART on Drugs, déjà soutenus par nombre de personnalités et d’experts, lancent une pétition pour demander au législateur de réguler le marché du cannabis et de définir un cadre légal pour les Cannabis Social Clubs en Belgique.

Aujourd’hui, de plus en plus de citoyens et d’acteurs des mondes associatif, académique, culturel, judiciaire et politique pensent qu’il est nécessaire de sortir le cannabis du champ pénal et d’encadrer sa consommation par une véritable politique de santé publique, axée sur l’information, la prévention, la réduction des risques et le contrôle de qualité.


Une loi aux effets pervers

Cela fait près de 100 ans que la loi belge de 1921 régule les produits psychotropes en criminalisant leurs usages.

Résultat ? Une politique de prohibition du cannabis déconnectée des réalités actuelles qui n’a jamais réduit ni l’offre, ni la consommation. Une politique dont les effets s’avèrent désastreux, notamment en matière de santé publique et d’engorgement du système judiciaire.

Le marché illégal du cannabis engrange, quant à lui, plusieurs dizaines de millions d’euros par an en Belgique (1) et s’articule avec diverses formes de criminalité, allant du trafic d’armes au terrorisme international.


Une alternative réaliste et pragmatique à la prohibition

Comme l’étayent diverses études (2) et retours d’expériences en Europe et ailleurs, le modèle des Cannabis Social Clubs constitue une des options de réglementation du cannabis les plus réalistes et prudentes.

  • Il contribue à reprendre le contrôle d’un marché actuellement aux mains des réseaux criminels, en supervisant toute la filière, de manière transparente.
  • Il offre un espace propice à la diffusion d’une information objective et fiable, notamment en termes de prévention et de réduction des risques.
  • Il ouvre la voie à une politique drogues plus équilibrée entre la prévention, la réduction des risques, les soins et la répression en permettant à l’État réaffecter les budgets consacrés à la répression (police, tribunaux, prisons). De plus, la police et la justice pourraient renforcer les moyens alloués à la lutte contre les réseaux criminels.
  • Enfin, il constitue un modèle sans but lucratif qui permet de limiter les dérives d’un marché uniquement commercial.

L’affaire Trekt Uw Plant

La politique belge en matière de cannabis se base sur une loi qui a 100 ans et qui ne répond plus aux enjeux actuels. L’asbl Trekt Uw Plant, basée à Anvers, gère le plus ancien Cannabis Social Club de Belgique. Depuis 13 ans, elle développe le modèle des Cannabis Social Clubs en toute transparence et cherche à le faire reconnaître auprès des pouvoirs publics.

Le 27 juin 2019, le tribunal correctionnel d’Anvers a rendu un jugement visant à démanteler Trekt Uw Plant, et à condamner certains de ses membres à des peines allant jusqu’à 20 mois de prison avec sursis et des milliers d’euros d’amende. Il met ainsi fin à une grande expérience dans l’organisation d’un modèle essentiel dans le cadre d’une politique en matière de drogues basée sur la santé et la justice sociale. L’asbl a pourtant déjà bénéficié deux fois d’un non-lieu (en 2008 et en 2012) dans le cadre de dossiers semblables. Cette fois encore, Trekt Uw Plant fait appel de ce jugement.

La pétition, lancée par les mouvements #STOP1921 et SMART on Drugs, est déjà soutenue par un grand nombre d’associations, de professionnels de la santé et de citoyens (voir la liste des signataires).

Découvrez le texte de l’appel et les signataires en ligne :

Télécharger le communiqué et le dossier de presse
Télécharger les visuels de promotion

A propos de #STOP1921

Le mouvement #STOP1921 rassemble à l’heure actuelle plus d’une cinquantaine d’associations actives à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre. Il a été lancé à l’initiative de la FEDITO BXL (Fédération Bruxelloise des Institutions pour Toxicomanes), de Bruxelles Laïque et de la Liaison Antiprohibitionniste, dans le but de sensibiliser le législateur et l’opinion publique à la nécessité de remettre en question la politique de prohibition des drogues.

Contact presse francophone : FEDITO BXL (02 514 12 60)

A propos de SMART on Drugs

SMART on Drugs est un mouvement citoyen actif en Flandre qui, au même titre que #STOP1921, plaide pour une réforme de la loi belge en matière de drogues.

Contact presse néerlandophone : Steven Debbaut (0476 95 30 88)

 

 

Revue de presse

 

(1) Estimation fournie par Eurotox asbl, l’observatoire socio-épidémiologique alcool-drogues en Wallonie et à Bruxelles.

(2) Parmi les nombreuses analyses et réflexions menées sur la question de la légalisation du cannabis (cfr. Références dans le dossier de presse), nous nous référons, entre autres, aux travaux menés par T. Decorte (criminologue UGent), P. De Grauwe (économiste KU Leuven), J. Tytgat (toxicologue KU Leuven) intitulés « Cannabis : bis ? Plaidoyer pour une évaluation critique de la politique belge en matière de cannabis », 18/11/2013.

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