Archive mensuelle janvier 2018

Tournée Minérale : c’est reparti pour un mois sans alcool !

bouteillesIl y a un an jour pour jour, plus de 120 000 Belges s’apprêtaient à passer un mois sans boire d’alcool. Forte de son premier succès, la Tournée Minérale, lancée par la Fondation Contre le Cancer (FCC), remet le couvert pour 28 jours. À quelques heures du lancement de la Tournée 2018, plus de 84 000 participants se sont déjà engagés à ne pas consommer une goutte d’alcool en février.

En proposant ce mois de sobriété, la FCC tente de sensibiliser le public à la lutte contre le cancer, dont 3 % à 10 % des cas seraient causés par l’alcool dans les pays développés[1]. Pourtant, les boissons alcoolisées restent largement bien perçues et même encouragées dans notre société. C’est pourquoi il semble important, aussi bien pour la FCC que pour Infor-Drogues, que chacun ait l’occasion de prendre du recul par rapport à sa consommation. En effet, même si cette dernière n’est pas problématique, le participant peut éprouver des difficultés à résister à une bière après un entraînement ou à du vin en rentrant du travail. Au bout d’un mois, en ayant eu le temps de porter une réflexion sur sa relation avec l’alcool, il sera peut-être plus facile d’en limiter la consommation.

C’est d’ailleurs un des résultats qui est ressorti d’une étude menée par l’Université de Gand en lien avec la Tournée Minérale 2017[2]. Menée en trois phases (avant la Tournée, juste à la fin et six mois après), elle révèle que huit participants sur dix ont pleinement rempli le défi et se sont totalement abstenus de boire pendant la durée de la campagne. Par ailleurs, un certain nombre d’entre eux dit avoir changé de comportement par rapport à l’alcool après avoir participé au défi. Un changement qui semble durer dans le temps, puisque l’étude montre que le nombre de verres consommé en moyenne par les répondants est passé de dix à huit par semaine. La plupart des participants disent aussi avoir plus facile à refuser un verre ou à se passer du « petit verre » automatiquement dégusté en fin de journée.

Selon Infor-Drogues, cette diminution de la consommation ne peut être que bénéfique. Il nous semble en effet important de marquer une pause dans son apport d’alcool au moins une fois par semaine. L’alcool a un effet sur de très nombreux organes, le corps a du coup besoin de ces périodes pour se reposer et se réhydrater[3]. verre poissonSans pour autant être prohibitionnistes, nous ne pouvons donc qu’approuver l’idée de s’en passer pendant un mois entier. Toujours d’après l’étude de l’UGent, 41 % des participants se sentent mieux dans leur peau et neuf personnes sur dix ont ressenti au moins un des effets bénéfiques liés à l’arrêt de l’ingestion d’alcool[4]. Les participants à la Tournée Minérale ont constaté qu’ils avaient plus d’énergie, un meilleur sommeil, perdu du poids, une plus belle peau ou fait des économies. Par ailleurs, une étude de l’University College London montre que l’arrêt d’alcool pendant un mois chez les sujets observés a fait chuter la tension artérielle, le taux de cholestérol, ainsi que les chances de développer du diabète ou une maladie du foie[5].

Mais, bien sûr, les effets ressentis lors de l’arrêt d’alcool pendant la Tournée Minérale varient fortement d’une personne à l’autre, en fonction de l’importance de la consommation qui est mise en pause. Une personne qui boit très rarement (un ou deux verres par mois) ne ressentira pas autant de changement que quelqu’un qui consomme une dizaine de verres par semaine. Pour les plus gros consommateurs, il se peut même que les premiers jours de la Tournée Minérale soient difficiles, puisqu’ils pourraient ressentir certains symptômes de manque[6]. Il semble important de préciser que Tournée Minérale ne cible pas les personnes ayant un problème de consommation d’alcool mais les invite plutôt à consulter un professionnel de la santé ou une association spécialisée (sans toutefois faire de liens vers certaines). Si cela peut paraître paradoxal au premier abord, ce conseil est en fait tout à fait sensé. Il semble en effet peu probable que quelqu’un ayant un problème de consommation puisse y remédier durablement en stoppant nette toute consommation, sans aide et sans conseil.

Bien qu’Infor-Drogues soit largement favorable au principe de Tournée Minérale, il semble que cette action soit très largement portée sur le fait que le produit – en l’occurrence l’alcool – est le problème. Or, selon nous, le problème dépasse le cadre du produit, et aider les personnes qui en font la demande passe par un processus beaucoup plus complexe que de pointer du doigt une substance, et beaucoup trop long pour être entièrement abordé en un mois. Il nous semble aussi important de se demander si, dans certains cas, l’arrêt de la boisson ne s’est pas fait au profit de l’adoption d’un comportement de substitution, comme éventuellement le grignotage ou la cigarette. Enfin, Infor-Drogues déplore l’organisation de ce qui semble être des « coups marketings » de la part de certaines marques ou entreprises, dont le partenariat avec la Tournée Minérale nous apparaît comme un simple moyen de surfer sur le succès de cette action, sans en endosser vraiment le principe et les valeurs.

Au final, Tournée Minérale est une initiative basée sur un principe intéressant et qui ne peut pas faire de mal. Bien au contraire, pour ceux qui font régulièrement des écarts, cette action a de grandes chances de faire du bien. Convivial et populaire, cet événement amène presque chacun, à sa manière, participant ou pas, à discuter de sa consommation d’alcool. De très nombreuses personnes vont tenter de relever un défi qui semble presque fou aujourd’hui, dans une société où l’alcool est omniprésent. Certains vont réussir, d’autres vont renoncer, ou céder à un moment de faiblesse avant de reprendre. Il est presque certain que la plupart auront plus ou moins repris leurs habitudes quand arrivera le mois de mars. Tout en souhaitant bonne chance aux candidats, Infor-Drogues espère qu’ils mettront cette parenthèse à profit pour faire en sorte que Tournée Minérale ne soit pas simplement un défi un peu farfelu, mais qu’il s’accompagne d’une véritable réflexion sur la place et l’importance de l’alcool dans leur vie, tout en accordant un peu de répit à leur foie.

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[1] Février sans alcool. Chiche ! / Laurence Dardenne. La Libre, 2017.

[2] Tournée Minérale a modifié durablement les comportements. Tournée Minérale, 2017.

[3] Un mois sans consommer d’alcool : effet de mode ou véritable bénéfice pour la santé ? / Anaïs Chabalier. Femme Actuelle, 2018.

[4] Tournée Minérale : déjà plus de 62.000 inscrits. Le Soir, 2017.

[5] Abstaining from alcohol for ‘dry January ‘ reduces liver damage and blood pressure, study finds / Serina Sandhu. The Independent, 2015.

[6] Un mois sans alcool : pas que des effets positifs / Olivia Lepropre. Le Vif, 2018.

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Du nouveau pour le groupe “Jeunes, alcool & société”

Le groupement d’associations “Jeunes, alcool & sociétéboutons alcool” propose désormais deux nouvelles options sur son site internet, sous la forme de boutons à droite de l’écran.

  • Le premier bouton permet de signaler au groupe une publicité ou une pratique commerciale liée à l’alcool qui semble poser problème. Il faut pour cela décliner son identité, puis expliquer sur quoi porte la publicité, où et quand elle a été vue et en quoi elle paraît choquante. Le rassemblement de ces informations permettra au groupement d’appuyer ses réclamations concernant la réglementation de la publicité et du marketing des boissons alcoolisées.
  • Le second bouton permet à des associations, groupements et fédérations de montrer leur soutien à une ou plusieurs des huit revendications fondatrices du groupe. Leur signature apparaît ensuite lorsque les réflexions correspondantes sont abordées par « Jeunes, alcool & société ».

Jeunes, alcool & société  a été créé en 2003 rassemble plusieurs associations – dont Infor-Drogues – actives dans le secteur de la jeunesse, de l’éducation, de la santé et des assuétudes. Le groupement promeut une consommation d’alcool responsable et prudente. Toujours très accepté et même encouragé dans notre société, l’alcool reste un sujet difficile à aborder alors que sa consommation peut comporter des risques.  Comme son nom l’indique, « Jeunes, alcool & société » veille particulièrement à rendre la relation entre les jeunes et l’alcool la plus saine possible. Il ne s’agit donc pas d’interdire mais bien d’éduquer et d’informer de manière adéquate les jeunes et leur entourage à la consommation d’alcool.

L’action du Groupe est fortement axée sur trois points [1] :

  • La publicité, qui se montre toujours aussi agressive et dont les limites se basent sur une convention privée largement insuffisante. Les boissons alcoolisées restent ainsi le seul psychotrope pour lequel il est autorisé de faire de la publicité. Une pratique que le groupe voudrait voir interdire par les autorités publiques.
  • La législation, trop méconnue et peu claire pour les consommateurs mais aussi pour les commerçants, qui ont du mal à la mettre en pratique. « Jeunes, alcool & société » propose donc de simplifier la lecture de la loi en associant aux limites d’âge des limites de degrés d’alcool permis, ainsi qu’en autorisant aux parents à servir de l’alcool à leurs enfants (ce qui est jusque maintenant interdit) dans le but de leur donner un rôle dans l’éducation des jeunes par rapport à leur consommation.
  • La prévention, qui ne dispose que d’une toute petite partie du budget « drogues » en Belgique, avec seulement 1,24 % des 975 millions d’euros mis à disposition par l’État en 2011. Elle est pourtant essentielle à la bonne compréhension de la législation.

Outre les deux nouveaux boutons, le site comporte de nombreux outils – textes ou vidéos  – pour aider à parler et réfléchir avec les jeunes à propos de l’alcool. On y trouve également des informations complètes sur la consommation d’alcool, la législation qui l’encadre, sa publicité et son marketing. Enfin, il est possible de consulter une longue liste de questions fréquemment posées et de lire les réponses qui leur sont apportées. Si vous souhaitez plus d’informations ou ne trouvez pas la réponse à vos propres interrogations, les pages de contact et de liens utiles vous donnent les coordonnées vous permettant de joindre certaines associations du groupe dont vous pouvez avoir besoin.

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[1]  Un vrai Plan d’action national alcool (PANA) sinon rien. Jeunes, alcool & société

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Des drogues sur le darknet ?

darknetDepuis sa popularisation il y a une vingtaine d’années, nous sommes nombreux à avoir parcouru et apprivoisé Internet, de manière plus ou moins approfondie. Pour beaucoup, le web est devenu un moyen courant de communiquer, s’informer, apprendre, faire des achats et bien d’autres choses. Il existe pourtant une partie du cyberespace que très peu utilisent et connaissent : le darknet (partie sombre du net) et le deepweb (web profond). Ces deux éléments constituent la face cachée d’Internet alors qu’ils abritent 96 % de son contenu [1].

Bien qu’ils soient tous deux difficiles d’accès, le darknet et le deepweb ne désignent pas la même chose [2] :

  • Un darknet est un réseau superposé, parallèle à ceux traditionnellement disponibles sur Internet, accessible via des logiciels particuliers. Il est donc impossible d’y accéder en passant par Google ou d’autres moteurs de recherche. Il ne faut pas non plus compter sur les navigateurs normaux (Firefox, Chrome, etc.). On parle souvent du darknet comme s’il n’en existait qu’un seul. En réalité il en existe plusieurs, chacun étant associé au logiciel qu’on utilise pour y accéder. La particularité du darknet, c’est qu’une fois que l’utilisateur réussit à accéder à l’un des réseaux, il est pratiquement anonyme, ce qui en fait le terrain idéal pour toute activité clandestine. Si chaque darknet a comme fonction de base de partager des informations, des messages ou des données de manière anonyme, secrète et cryptée, les activités illicites qui peuvent y  avoir lieu ont donné à ces réseaux une réputation sulfureuse. Il semble toutefois bon de préciser que le fait de se trouver sur le darknet ne constitue pas un délit. C’est bien entendu ce qu’on choisit d’y faire ensuite qui peut, ou non, se révéler illégal.
  • Le deepweb quant à lui, est la partie d’Internet qui n’est pas indexée dans les résultats des moteurs de recherche traditionnels, mais qui se trouve sur les réseaux classiques. Il ne permet pas d’être anonyme et peut nécessiter quelques manipulations particulières, comme le fait de devoir s’identifier. Par exemple, il est possible de consulter ses extraits de comptes sur Internet, mais ils ne sont pas repris dans les résultats sur Google : il faut s’identifier à son compte bancaire pour y avoir accès.

Puisqu’il n’offre pas l’anonymat, le deepweb n’est donc pas réputé pour abriter des activités secrètes. C’est évidemment sur le darknet que se sont développées toutes sortes de pratiques demandant une certaine discrétion. Ainsi, à ses début dans les années 2000, il est principalement utilisé par les dissidents politiques (notamment chinois, puis plus tard, ceux prenant part au Printemps arabe) pour communiquer sans risquer de se faire remarquer par les autorités nationales [3]. Depuis lors, de nombreuses activités illégales y sont devenues monnaie courante, de la vente d’armes au hacking, en passant par des contrefaçons diverses (argent, art, papiers d’identités, etc.), des fraudes, de la pédopornographie et même le fait de pouvoir engager des tueurs à gages, à en croire la légende [4].

Mais le type de marché le mieux représenté sur le darknet, c’est celui des drogues et des produits chimiques qui servent à leur fabrication [5]. Des marchés qui représenteraient 67 % de tout ce qu’on peut trouver sur le darknet. En Belgique, les substances les plus communément achetées sur ces réseaux sont les stimulants tels que la MDMA et les amphétamines. Viennent ensuite la cocaïne puis le cannabis. Au total, le marché belge des drogues sur le darknet génère 4,7 millions d’euros (un chiffre qui peut fluctuer, puisqu’il est le résultat d’une conversion à partir du Bitcoin, la monnaie virtuelle très fluctuante utilisée pour les transactions sur le darknet), ce qui en fait le 4e marché d’Europe. De manière générale, les personnes qui choisissent d’acheter leurs produits en ligne plutôt que dans le monde physique pensent y trouver des substances de meilleure qualité, ainsi qu’une plus grande sûreté, du fait de l’anonymat et de la possibilité de passer commande depuis le confort de son domicile.

Évidemment, les autorités européennes tentent en permanence de lutter contre ces activités en débusquant leurs sources et en les faisant fermer. Mais les marchés sont résilients : à peine fermés, ils rouvrent sous un autre nom et les vendeurs et acheteurs, habitués à ces manœuvres, suivent le mouvement. Pour être plus efficace, Europol, la police européenne, n’a d’autre choix que de cibler les sources d’approvisionnement des trafics et de renforcer la surveillance policière [6]. Pourtant, le darknet est loin d’être le principal canal de vente de drogues quand on regarde le marché dans son ensemble. En 2012, un rapport des Nations Unies avait établi que la vente de drogues sur Internet générait en moyenne 1,2 milliard de dollars par an, contre 320 milliards de dollars par an pour l’ensemble du marché mondial en dehors d’Internet [7], ce qui représente seulement 0,3 % du trafic mondial. Il semble par ailleurs que la possibilité de se procurer des produits illicites en ligne n’incite pas de nouveaux usagers à se lancer, mais concerne plutôt ceux qui consomment déjà. Il apparait enfin que l’accès aux drogues sur ces réseaux n’en facilite pas l’achat, puisque les monnaies virtuelles telles que le Bitcoin ne sont pas d’usage courant et que ces marchés digitaux desservent principalement des zones géographiques où l’offre physique de ces produits illicites est déjà importante [8]. En bref, le darknet ne fait parler de lui que parce qu’il est obscur et mystérieux pour beaucoup de gens, mais n’a finalement pas rendu la drogue plus accessible dans le monde [9].

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[1] Le deep web est la « batcave d’Internet / Flora Eveno. RTBF, 2015

[2] « Darknet», « Deep Web », « Darkweb » / Solène Limousin. Supinfo, 2017

[3] Le réseau Tor, paradis anonyme pour cyber dissidents. Le Temps, 2013

[4] The Tor dark net / Gareth Owen et Nick Savage. CIGI, 2015

[5] Drugs and the darknet : perspectives for enforcement, research and policy. EMCDDA et Europol, 2017

[6] Europol veut faire le ménage sur le darknet / Ludivine Ponciau.  Le Soir, 2017

[7] Rapport mondial sur les drogues. Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, 2012

[8] Platform Criminalism – The ‘Last-Mile’ Geography of the Darknet Market Supply Chain / Martin Dittus, Joss Wright et Mark Graham. Université d’Oxford, 2018

[9] Le « darknet » n’a pas rendu la drogue plus accessible dans le monde / Nelly Lesage. Numerama, 2017

ParInfor-Drogues

Arrêté royal du 26 septembre 2017 : Infor-Drogues en recours au Conseil d’État

marteau de tribunalInfor-Drogues dépose un recours en annulation au Conseil d’État contre l’arrêté royal publié le 26 septembre dernier [1]. Alors que l’arrêté est censé clarifier et améliorer le cadre légal existant autour des substances psychotropes [2], il apporte, selon plusieurs acteurs de terrain, plus d’interrogations que de réponses, ce qui rend leur travail plus difficile.

Infor-Drogues voit ainsi sa mission d’information auprès du public se compliquer, car le texte manque de clarté. Un problème qui s’applique particulièrement au flou entourant à présent le cadre légal de la détention et de la consommation de cannabis. Son usage semble en effet ne plus être toléré depuis la publication de l’arrêté royal. Il en va de même pour la possession d’un plan de cannabis, qui faisait jusqu’alors l’objet d’une certaine souplesse [3]. Ce n’est désormais plus le cas. L’absence de consultation et le manque de précision du texte rendent délicate la transmission d’informations, au détriment des professionnels et des consommateurs. De son côté, le législateur n’a pas non plus beaucoup communiqué sur les changements mis en place. Une retenue qui peut sembler étrange…

Le recours est introduit à l’initiative de la Fedito Bxl – Drugs & Addictions Brussels. Infor-Drogues, Modus Vivendi et deux médecins se sont joints à l’association pour appuyer la démarche. En effet, plusieurs articles de ce texte posent question : des associations — telles que Modus Fiesta — qui testent les substances pour diminuer les risques liés à leur consommation ont-elles toujours le droit de le faire ? Les professionnels prescrivant des traitements de substitution aux produits stupéfiants doivent se justifier s’il s’agit de quantités excessives. La notion d’excès n’était jamais définie, comment savoir où se situe la limite, et donc l’illégalité ? Pourquoi renforcer une politique répressive alors que le législateur pourrait être conseillé par des acteurs qui travaillent pour une politique axée sur la santé ? (…). Ce manque de clarté aurait pu être évité si celui-ci avait consulté la société civile pendant l’élaboration de l’arrêté, comme nous l’expliquions dans un précédent article.

Si le recours aboutit à l’annulation de l’arrêté, il ne devra plus être pris en compte dans les décisions futures. Ses effets ne seront plus valables dans des cas précédemment jugés, comme s’il n’avait jamais existé. Toutefois, la décision ne sera pas prise dans l’immédiat, car ce genre de procédure est souvent longue. En attendant, c’est donc le flou actuel qui va continuer de régner sur la politique drogues de notre pays. Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation dans les prochains mois.

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[1] Arrêté royal du 26 septembre 2017 règlementant les substances stupéfiantes, psychotropes et soporifiques. Le Moniteur belge, 2017.

[2] Amélioration du cadre législatif pour les stupéfiants et substances psychotropes. Agence fédérale des médicaments et des produits de santé, 2017.

[3] Communiqué de presse – La société civile européenne condamne la Belgique pour sa politique drogues. Fedito BXL, 2017.

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